Elever des poules ne s’improvise pas. On vous explique tout

Élever des poules, vous en aviez envie depuis longtemps… Accueillir une volaille exige de respecter quelques conseils d’élevage que nous vous donnons ici. On est comme ça chez Laborde-Noarrieu ! Parce que c’est notre métier aussi de conseiller.

Accueillir une poule chez soi et, plus encore intégrer une poule dans un poulailler déjà existant, demande un peu de soins et un peu de rigueur.

Vous allez trouver ici des conseils d’élevage économiques et judicieux car les solutions les moins onéreuses sont souvent les meilleures.

Le dortoir : Le poulailler et l’enclos

Petites poules pondeuses rousses et noires

Petites poules pondeuses deviendront grandes…

L’enclos sera clôturé pour éviter les fugues (phénomène plutôt rare : la volaille étant par nature tout à fait casanière) mais aussi et surtout, si vous êtes en campagne, pour empêcher vos nouvelles recrues de servir de déjeuner au renard !

Pour le dortoir du poulailler, comptez un espace d’ 1 m² pour 4 ou 5 poules.

Votre poulailler sera idéalement en hauteur. La gent gallinacée aime être en hauteur : faites dormir les poules sur des tasseaux de 5 cm de section.  20 cm de longueur de perchoir par poule suffisent.

Pour la ponte le nid devra être situé dans la partie la plus sombre du poulailler (assombrir si besoin avec une plaque). Un cageot de pommes de 13 kilos pourra remplir cet office.

Les activités : communauté et jeux

Les poules s’acclimatent naturellement à la vie en communauté et les discussions (avec quelques prises de becs parfois) font partie de leur côôtidien ! Toutefois, si vous voulez intégrer une poule ou des poules à un élevage déjà existant, attention ! Fermez les nouvelles dans le poulailler afin qu’elles prennent possession des lieux et sortez les anciennes locataires. Attendre la nuit pour rentrer les anciennes. Veillez à ce que les nouvelles dorment sur les perchoirs avec les vieilles, en les posant si besoin sur le perchoir la première nuit. En effet, dans le noir, une poule ne bouge plus !

Qu’est-ce qu’on mange ?

Pour les nourrir, le mieux est de poursuivre l’alimentation que nous leur avons donnée ici. A savoir : 3 volumes de maïs concassé (mieux assimilé par l’organisme que le maïs entier) pour un volume de protéines végétales (afin de favoriser la ponte). Cette proportion est à adapter en fonction du dosage en protéines du complémentaire. L’aliment « Pondeuses » est une solution de facilité.

Après 30 semaines d’âge (plus jeunes, elles n’en n’ont aucun besoin), vous mettrez à disposition des coquillages marins pilés qu’elles viendront picorer pour constituer leur apport en calcium.

L’eau doit être changée tous les jours et pour éviter que l’abreuvoir ne serve de pédiluve et que ces dames ne souillent l’eau vous surélèverez l’abreuvoir de manière à ce que le niveau de l’eau se situe au-dessus de leur dos.

Cette eau sera acidifiée par 1 cuillère à café de vinaigre par litre d’eau, pour favoriser la flore intestinale et prévenir les pathologies. Les poules n’ont aucun penchant naturel pour la gastronomie, aussi nul besoin de vinaigre de Xérès ou balsamique : un vinaigre 1er prix fera l’affaire.